Taux de recouvrement

Ce ratio mesure la dépendance d’une société vis-à-vis des banques. Il détermine le degré d’endettement bancaire, c’est-à-dire le niveau d’endettement de l’entreprise.

Plus le taux de recouvrement est bas et moins la structure est dépendante des banques pour se financer.
Définition du Taux de recouvrement

Calcul du taux de recouvrement

On calcule ce taux avec la formule suivante :

Taux de recouvrement = Emprunts bancaires moyens et longs termes / Fonds propres

Lorsque le résultat est supérieur à 1, l’entreprise est trop endettée.

Taux de récupération ou recouvrement

Le taux de recouvrement est la mesure dans laquelle le principal et les intérêts courus sur la dette en souffrance peuvent être recouvrés, exprimé en pourcentage de la valeur nominale. Il peut également être défini comme la valeur d’un titre lorsqu’il émerge d’un défaut ou d’une faillite. Il permet d’estimer la perte qui pourrait survenir en cas de défaillance, calculée comme suit: ainsi, si le taux de recouvrement est de 60%, la perte en cas de défaut est de 40%. Sur un titre de créance de 10 millions d’euros, la perte estimée en cas de déficience est donc de 4 millions d’euros.

L’objectif de la gestion des risques est de réduire les aléas de pertes importantes pour augmenter la résistance d’une entreprise financière à des pertes importantes. Une hypothèse clé de la gestion des menaces est la façon dont le taux de recouvrement est déterminé. Cette hypothèse est importante parce que le danger supplémentaire est introduit lorsque le taux de récupération n’est pas constant. Les faiblesses de la modélisation de cet indicateur peuvent entraîner une sous-estimation des mesures courantes du risque de crédit.

L’indicateur comprend donc à la fois le risque de déficience et le danger de ne pas recouvrir, c’est la probabilité de recouvrer moins que le montant total du capital et les intérêts courus dus, en cas de défaillance. La procédure pour recouvrir des factures est incertaine et souvent le résultat de l’efficacité est inférieur à la somme totale due, ce qui signifie que le taux de récupération varie entre zéro et 100 %.

Comprendre les taux de récupération

Les taux de recouvrement peuvent varier considérablement, car ils sont affectés par un certain nombre de facteurs, tels que le type d’instrument, les problèmes des sociétés et les conditions macroéconomiques. Le type d’instrument et son ancienneté dans la structure du capital de la structure comptent parmi les déterminants les plus importants.

Les questions d’entreprise comprennent la structure du capital de l’entité commerciale, son niveau d’endettement et le montant de ses fonds propres. Les titres de créance émis par un établissement moins endettée par rapport à ses actifs peuvent présenter des taux de recouvrement plus élevés par rapport à une société beaucoup plus endettée.

Il représente le pourcentage d’un montant prolongé récupéré par un établissement commercial. Toute structure comme les AC, qui verse des fonds par le biais de crédits devrait être intéressée par ces chiffres. Comprendre le taux de récupération peut aider une activité à définir des taux et des conditions pour des transactions de crédit futures.

Comment calculer le taux de recouvrement ?

Le calcul du taux de récupération d’une créance : divisez la somme totale du règlement par le montant total de la dette. Le résultat est le taux de recouvrement. Par exemple, pendant un mois, vous avez accordé un crédit de 50 000 et reçu 40 000 en paiements, donc cela fait 40 000 € / 50 000 € = 80 % de taux rapatriement de l’argent pour le mois.

Différence entre taux de recouvrement et taux de recouvrement bancaire

Il existe une confusion fréquente entre deux notions portant le même nom mais couvrant des réalités totalement différentes. D’un côté, le taux de recouvrement renvoie à la capacité d’une entreprise (ou d’un établissement financier) à récupérer une créance impayée après un défaut. De l’autre, on trouve ce que certains appellent improprement “taux de recouvrement bancaire”, qui n’est en fait qu’un ratio d’endettement comparant les emprunts bancaires de moyen et long termes aux fonds propres.

Mettre ces deux indicateurs dans la même boîte brouille la lecture financière, car ils répondent à des enjeux distincts :

  • le ratio d’endettement mesure le niveau de dépendance aux banques ;
  • le taux de recouvrement au sens du risque de crédit mesure ce qu’il restera réellement en cas de défaut d’un débiteur.

Autrement dit, le premier raconte comment l’entreprise se finance, le second raconte ce qu’elle peut espérer récupérer si un client ou un emprunteur fait défaut. Les deux sont utiles, mais ils n’ont ni le même périmètre ni la même finalité. Les distinguer clairement évite les interprétations erronées dans les analyses financières ou dans les discussions internes entre direction financière, banquiers et équipes de gestion du risque.

Les facteurs qui influencent réellement le taux de recouvrement

Le taux de recouvrement n’est jamais figé. Il bouge constamment car il dépend d’un ensemble de paramètres qui, mis bout à bout, influencent fortement le montant réellement récupéré en cas de défaut. Parmi ces paramètres, certains sont structurels, d’autres conjoncturels. D’abord, le type d’instrument entre largement en jeu. Tous les titres de créance ne se valent pas lorsqu’il s’agit de passer la douloureuse étape d’un défaut : une dette senior ne présente pas le même niveau de récupération qu’un instrument plus junior dans la hiérarchie du capital. Cette priorité dans la structure financière est souvent l’un des leviers les plus déterminants.

Ensuite, les caractéristiques propres à l’entreprise débitrice pèsent lourd. Une société faiblement endettée, dotée d’actifs solides et bien valorisables, a naturellement plus de chances d’offrir un taux de recouvrement correct en cas de défaillance. À l’inverse, un groupe écrasé par les dettes ou possédant peu d’actifs réellement mobilisables expose ses créanciers à des pertes plus élevées. Enfin, n’oublions pas l’influence des conditions macroéconomiques. Dans un contexte tendu, les valorisations chutent, les délais s’allongent, et les procédures deviennent moins efficaces. Le taux de recouvrement peut alors se dégrader, même si la structure concernée n’est pas fondamentalement mauvaise.
Ces différents éléments mis ensemble expliquent pourquoi cet indicateur varie autant. Il reflète à la fois la mécanique financière, la santé de la société et l’environnement dans lequel elle évolue.

Comment améliorer son taux de recouvrement ?

Même si le taux de recouvrement dépend en partie de facteurs externes, une entreprise a tout intérêt à mettre en place des pratiques qui augmentent ses chances de récupérer un maximum de valeur en cas d’impayé. Plusieurs leviers existent, et ils sont souvent complémentaires. Le premier consiste à mieux sélectionner les contreparties. Une analyse plus fine du risque, même sur les petits dossiers, réduit mécaniquement les situations où des créances se retrouvent irrécouvrables. Cela passe par une connaissance plus précise de la solvabilité des clients et de leurs comportements de paiement.

Autre approche possible : structurer un poste clients plus rigoureux, avec des règles claires de facturation, de relance et de suivi. Une créance bien suivie, relancée dans les délais, ajustée en fonction des signaux reçus, a beaucoup plus de chances d’être payée partiellement ou totalement si un incident survient. Certaines entités commerciales choisissent également de sécuriser une partie de leur exposition grâce à des solutions externes comme l’assurance-crédit ou l’affacturage. Ces mécanismes ne modifient pas directement la santé du débiteur, mais ils garantissent une meilleure récupération en cas de défaut, ce qui revient à améliorer le taux de recouvrement effectif.

Enfin, une procédure de recouvrement bien organisée, rapide, proportionnée, et adaptée au profil du client, peut faire toute la différence. Plus une action est lancée tôt, plus la probabilité de récupérer un montant significatif reste élevée. En résumé, le taux de recouvrement n’est pas seulement un constat après coup : il peut être influencé par des choix stratégiques et opérationnels, parfois simples, souvent déterminants.

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