Crédit court terme

Définition Crédit court terme

Les crédits courts termes ont pour objectif d’assurer l’équilibre des ressources de l’entreprise. En effet, il existe souvent un décalage entre les dépenses engagées par l’entreprise et les recettes qui ne sont pas encore encaissées à cause des crédits inter-entreprises.
Ce décalage peut être suite à un accroissement de l’activité ou à cause d’un cycle d’exploitation saisonnier.
Pour combler ce décalage qui correspond au besoin de fonds de roulement (BFR), l’entreprise peut faire appel à de la trésorerie ou à un crédit court terme.
La durée de ces prêts est inférieur à 2 ans. Au-delà de cette durée, on parle de crédit à moyen terme.

On peut distinguer deux type de catégories de crédit court terme : les crédits de trésorerie et les crédits par mobilisation de créances.

Les crédits de trésorerie

Elles permettent à l’entreprise d’obtenir un crédit court terme avec l’aide d’un découvert bancaire autorisé.

Le découvert bancaire

Les découverts négociés auprès des banques offrent la possibilité d’avoir un compte courant à la banque débiteur. Il permet à l’entreprise de bénéficier d’un découvert sur le compte courant jusqu’à une certaine limite et pendant une certaine durée.
Son coût correspond à un versement d’intérêts proportionnels au montant et à la durée du découvert. Généralement, l’autorisation de découvert est fixée pour une durée de 1 an sans restriction de durée minimum.

Les avances de trésorerie ou facilités de caisse

C’est un crédit utilisable sur une courte période mensuelle prédéfinie. Il permet de bénéficier d’une avance de trésorerie sur une durée assez courte (inférieure à 15 jours) pour couvrir les décalages ponctuels entre les dépenses et les recettes.
Le coût est identique à un découvert.

Le crédit de campagne

C’est un prêt qui s’adresse aux entreprises ayant une activité saisonnière. Il permet de couvrir les dépenses sur une période courte (maximum 90 jours).
Le coût du prêts de campagne est basé sur les intérêts du montant de la ligne de crédit avec en supplément des commissions de gestion.

Les crédits de mobilisation de créances

Elles permettent à la structure, sous certaines conditions, de percevoir en avance le règlement de leurs factures.

L’escompte

Cette technique de financement à court terme consiste à céder à sa banque des effets de commerce et d’obtenir immédiatement la trésorerie relative à ses effets sans attendre la survenance des dates d’échéance.
Pour bénéficier de ce crédit, il est nécessaire de signer un contrat d’escompte avec votre banque qui précise l’ensemble des frais : commissions pour la remise du bordereau, commissions par nombre d’effets remis dans chaque bordereau d’escompte, taux d’intérêts prélevés sur chaque opération d’escompte. Une lettre de change devra être émise afin de stipuler l’échéance et le montant du règlement.
L’avantage de l’escompte est que les créances ne sont pas comptabilisées dans votre bilan.

La cession Dailly

La cession Dailly est identique à l’escompte commercial sauf que le transfert de propriété se fait sans l’intervention du client. Les délais sont donc plus courts.
La cession de factures est effectuée au moyen d’un bordereau dans le cadre d’une convention établie avec la banque.
Dans certains cas, la banque peut aussi notifier la cession de la facture à votre client afin d’obtenir un règlement direct.

L’affacturage

Aussi appelé factoring, c’est une technique de financement du poste clients. Il permet à l’entreprise en cédant ces créances clients à un organisme financier (un factor ou une banque) de financer ses factures.
Le coût correspond à des commissions d’affacturage (frais de gestion, frais de relance, frais de recouvrement…) et à des commissions de financement.
La société d’affacturage se charge de recouvrer les créances clients. L’affacturage est valable pour tout type d’entreprise et tous secteurs d’activité.
La société doit constituer un fond de garantie pour couvrir une partie du risque sur les factures impayées.

L’assurance-crédit

Cette technique permet de couvrir le risque d’impayés. L’assurance-crédit offre la possibilité à l’entreprise de se prémunir contre le risque d’insolvabilité de ses clients ou des risques extérieurs (risque politique, risque de marché, etc…)
Un contrat sur deux d’assurance-crédit est adossé à un contrat d’affacturage.
L’assurance contre les créances impayées offre aussi de nombreux avantages : renseignements sur la solvabilité des clients ou prospects, service de recouvrement, service d’indemnisation.

L’affacturage inversé (ou reverse factoring)

Cette technique est identique à l’affacturage classique mais à la différence du factoring traditionnel l’initiative provient du client et non pas fournisseur.
Cette solution est adaptée aux centrales d’achat des grandes et moyennes surfaces (GMS). Elle permet aux fournisseurs d’être payé sous 48 heures après l’émission de ses factures.

Avant de chercher un crédit court terme, identifier l’origine du besoin de trésorerie

Toutes les tensions de trésorerie ne doivent pas être financées de la même manière. Avant de choisir un découvert, une cession Dailly ou un contrat d’affacturage, il faut d’abord comprendre pourquoi l’entreprise manque momentanément de liquidités.

Le besoin peut avoir plusieurs origines :

  • un décalage ponctuel : une grosse échéance fournisseur intervient quelques jours avant un encaissement client important ;
  • une saisonnalité : l’entreprise doit constituer ses stocks ou supporter ses charges plusieurs mois avant sa période de ventes ;
  • des délais de paiement clients : les marchandises sont livrées et les prestations réalisées, mais les factures ne seront encaissées que 30, 45 ou 60 jours plus tard ;
  • une forte croissance : le chiffre d’affaires augmente rapidement, mais les dépenses nécessaires pour produire cette croissance sont payées avant les clients ;
  • un événement exceptionnel : panne, commande inhabituelle, retard important d’un client ou dépense imprévue ;
  • un déséquilibre structurel : l’activité ne génère durablement pas suffisamment de trésorerie pour couvrir ses charges.

Cette dernière situation doit être distinguée des autres. Un financement court terme est adapté à un décalage temporaire, pas à un déficit permanent du modèle économique. Si le besoin revient chaque mois et augmente continuellement, il faut analyser la rentabilité, la structure financière et le besoin en fonds de roulement avant d’empiler de nouvelles lignes de crédit.

Crédit court terme : raisonner en durée et en montant, pas seulement en taux

La première erreur consiste à rechercher la solution affichant le taux le plus faible sans examiner la façon dont elle sera réellement utilisée. Pour financer la trésorerie, trois variables sont indissociables : le montant utilisé, la durée du financement et la fréquence du besoin.

Une facilité de caisse peut être très adaptée pour couvrir un décalage de quelques jours. Elle devient moins pertinente si le compte bancaire reste débiteur pendant plusieurs mois. A l’inverse, mettre en place une solution structurée de financement de créances pour un besoin de trois jours dans l’année peut être inutilement complexe.

La question à poser n’est donc pas uniquement : « Quel est le taux ? », mais plutôt :

  • de combien ai-je réellement besoin ?
  • pendant combien de temps ?
  • ce besoin reviendra-t-il régulièrement ?
  • quelle rentrée d’argent permettra de rembourser le financement ?
  • le montant nécessaire augmente-t-il avec mon chiffre d’affaires ?

Un plan de trésorerie à 8 ou 13 semaines permet généralement de visualiser le point bas du compte bancaire et de dimensionner plus précisément le financement nécessaire.

Quelle solution de financement court terme choisir selon le besoin ?

Les différents crédits court terme ne répondent pas exactement aux mêmes situations. Le choix dépend principalement de la durée du besoin, de sa fréquence et de l’existence ou non de créances clients mobilisables.

Situation Solution à étudier Logique
Décalage de quelques jours Facilité de caisse Absorber un besoin très ponctuel entre deux encaissements
Besoin récurrent sur le compte bancaire Découvert autorisé Disposer d’une réserve bancaire utilisable dans une limite négociée
Activité fortement saisonnière Crédit de campagne Financer les dépenses précédant la période d’encaissement
Effets de commerce disponibles Escompte bancaire Obtenir les fonds avant l’échéance de l’effet
Factures professionnelles à mobiliser Cession Dailly Utiliser les créances comme support d’un financement bancaire
Besoin lié aux délais clients et en croissance Affacturage Transformer régulièrement les factures en liquidités
Besoin ponctuel sur quelques factures Financement de factures à la demande Mobiliser uniquement certaines créances lorsque le besoin apparaît

Il n’existe donc pas de meilleur crédit court terme dans l’absolu. La bonne solution est celle dont le fonctionnement correspond au cycle d’exploitation de l’entreprise.

Quand le découvert bancaire atteint ses limites

Le découvert est apprécié pour sa simplicité : l’entreprise utilise sa ligne lorsque le compte devient débiteur et paie des intérêts sur les montants effectivement utilisés. Il convient particulièrement aux écarts temporaires entre encaissements et décaissements.

Mais un découvert utilisé en permanence peut révéler que le besoin n’est plus occasionnel. Si une entreprise dispose d’un découvert de 80 000 € et reste continuellement entre -60 000 € et -80 000 €, cette ligne ne joue plus réellement son rôle de réserve de sécurité : elle finance une partie permanente du cycle d’exploitation.

Dans ce cas, il peut être préférable de rechercher une solution directement adossée à l’origine du besoin. Lorsque la tension provient des délais de règlement clients, mobiliser les créances peut être plus cohérent que maintenir continuellement le compte bancaire à découvert.

Il faut également garder à l’esprit qu’une ligne bancaire dépend de l’analyse que la banque porte sur l’entreprise. Une détérioration des résultats, une hausse de l’endettement ou des incidents de paiement peuvent rendre son renouvellement plus difficile. Il est donc préférable d’anticiper une solution alternative avant d’être confronté à une réduction de financement.

Pourquoi la croissance peut-elle provoquer un besoin de crédit court terme ?

Une entreprise peut être rentable et rencontrer malgré tout une tension de trésorerie. Ce phénomène est particulièrement fréquent lorsque le chiffre d’affaires progresse rapidement.

Prenons une PME qui réalise habituellement 200 000 € de ventes mensuelles et accorde 60 jours de paiement à ses clients. Si son activité passe à 300 000 € par mois, elle doit financer davantage de salaires, de marchandises, de sous-traitance et de charges avant d’encaisser le chiffre d’affaires supplémentaire.

Son BFR augmente alors avec son activité. La croissance consomme du cash avant d’en produire.

Dans ce type de situation, un financement lié aux créances présente un avantage : sa capacité peut évoluer parallèlement au chiffre d’affaires. Plus l’entreprise facture, plus elle dispose potentiellement de créances pouvant être mobilisées.

L’enjeu consiste néanmoins à s’assurer que cette croissance reste rentable et que les nouveaux clients sont suffisamment solvables. Financer une facture permet d’obtenir du cash plus tôt, mais ne transforme pas un mauvais payeur en bon payeur.

Financement de factures : Dailly, escompte et affacturage ne transfèrent pas le même risque

Ces solutions ont un point commun : elles utilisent une créance commerciale pour obtenir de la trésorerie avant son échéance. Mais leur fonctionnement diffère sensiblement en cas de non-paiement du client.

Avec l’escompte, la banque avance les fonds correspondant à un effet de commerce. Avec la cession Dailly, les créances professionnelles sont cédées ou nanties au profit de l’établissement financier.

Dans ces montages bancaires, il est essentiel de vérifier qui supportera finalement la perte si le débiteur ne paie pas. La mobilisation d’une facture ne signifie pas automatiquement que le risque d’insolvabilité est transféré au financeur.

L’affacturage peut aller plus loin en associant plusieurs prestations :

  • financement des créances ;
  • gestion des encaissements ;
  • relance et recouvrement ;
  • selon le contrat, garantie contre certains impayés.

C’est pourquoi deux offres présentant une avance de trésorerie similaire ne doivent pas être comparées uniquement sur leur taux. Il faut examiner les services inclus et surtout la répartition du risque en cas de défaillance du client.

Le financement sur facture à la demande : une alternative pour les besoins ponctuels

Entre le découvert bancaire et le contrat d’affacturage global, de nouvelles solutions permettent de financer uniquement certaines factures lorsque l’entreprise en a besoin.

Cette approche peut intéresser les sociétés qui disposent généralement d’une trésorerie suffisante mais rencontrent ponctuellement un décalage important : grosse commande à financer, paiement fournisseur inhabituel, saisonnalité ou client important réglant à 60 jours.

Le principe consiste à sélectionner une ou plusieurs créances éligibles et à demander leur financement sans nécessairement mobiliser l’ensemble du poste clients.

Cette souplesse doit cependant être comparée au coût réel de l’opération et aux critères d’éligibilité des factures. Plus une solution est utilisée fréquemment, plus il devient pertinent de comparer son coût annuel avec celui d’un dispositif permanent d’affacturage ou d’une ligne bancaire.

Le vrai coût d’un crédit court terme ne se limite pas au taux d’intérêt

Comparer deux financements uniquement sur leur taux nominal peut conduire à une mauvaise décision. Le coût total peut comporter plusieurs éléments selon la solution choisie :

  • intérêts ou commission de financement ;
  • commission de dossier ;
  • commission de mouvement ou de découvert ;
  • commission d’engagement sur une ligne non utilisée ;
  • frais liés à chaque bordereau ou créance mobilisée ;
  • commission de gestion en affacturage ;
  • constitution éventuelle d’un fonds de garantie ;
  • coût de l’assurance contre les impayés ;
  • frais de recouvrement ou services complémentaires.

Pour comparer correctement deux offres, il est préférable de calculer le coût total en euros pour le montant réellement utilisé et pendant la durée réelle du financement.

Une solution légèrement plus chère peut également apporter davantage de valeur si elle inclut la gestion du poste clients, la surveillance de la solvabilité ou la garantie des créances.

L’assurance-crédit ne finance pas la trésorerie, mais elle peut faciliter son financement

L’assurance-crédit doit être distinguée d’un crédit court terme. L’assureur ne verse pas une avance simplement parce qu’une facture vient d’être émise. Son rôle principal est de protéger l’entreprise contre le risque de non-paiement de ses créances dans les conditions prévues au contrat.

Cette protection peut néanmoins avoir une conséquence importante sur le financement. Une créance garantie présente un profil de risque différent pour une banque ou un factor puisqu’une partie du risque d’insolvabilité de l’acheteur est transférée à l’assureur.

L’assurance-crédit apporte également des informations permettant de surveiller la qualité du poste clients. Elle peut notamment aider à :

  • évaluer la solvabilité des acheteurs ;
  • déterminer des limites de crédit ;
  • surveiller l’évolution du risque ;
  • organiser le recouvrement ;
  • indemniser certaines créances non recouvrées.

Dans certains montages, les droits issus du contrat d’assurance-crédit peuvent être organisés au profit de la banque ou du factor. Cela permet d’associer deux fonctions différentes : le financeur apporte la liquidité et l’assureur sécurise le risque client.

Financer la trésorerie sans traiter le risque d’impayé peut déplacer le problème

Une facture de 100 000 € payable dans 60 jours peut être financée aujourd’hui. L’entreprise résout ainsi son problème immédiat de trésorerie. Mais si le client devient insolvable avant l’échéance et que le financement est avec recours, la société peut devoir supporter finalement la perte.

Le financement répond donc à la question : « Quand vais-je disposer de l’argent ? » L’assurance-crédit répond à une autre question : « Que se passe-t-il si mon client ne paie finalement jamais ? »

Cette distinction est essentielle lorsque le poste clients représente une part importante des actifs de l’entreprise ou lorsque le chiffre d’affaires est concentré sur quelques acheteurs.

Une stratégie de trésorerie solide doit par conséquent analyser simultanément :

  • les délais d’encaissement ;
  • le besoin de financement ;
  • la solvabilité des clients ;
  • la concentration des encours ;
  • le risque de perte en cas de défaillance.

Quand le crédit court terme n’est-il pas la bonne solution ?

Un crédit court terme doit normalement être remboursé grâce à une rentrée d’argent identifiable : encaissement client, fin de saison, réalisation d’une commande ou reconstitution de trésorerie.

Il devient dangereux lorsqu’il finance durablement :

  • des pertes d’exploitation récurrentes ;
  • un investissement destiné à être utilisé pendant plusieurs années ;
  • une activité dont les marges sont insuffisantes ;
  • des stocks qui ne se renouvellent plus normalement ;
  • un poste clients composé de créances anciennes ou difficilement recouvrables.

Un investissement de long terme doit normalement être financé par une ressource dont la durée est cohérente avec celle de l’actif. De même, une entreprise structurellement déficitaire doit d’abord traiter la cause du déséquilibre.

Le crédit court terme est un outil de synchronisation de trésorerie. Il ne doit pas devenir un moyen permanent de repousser un problème économique.

Les 7 points à vérifier avant de souscrire un financement court terme

  1. Déterminer le montant exact du besoin et éviter de financer inutilement davantage.
  2. Identifier sa durée : quelques jours, plusieurs mois ou besoin récurrent.
  3. Identifier la source de remboursement du financement.
  4. Comparer le coût total et pas seulement le taux affiché.
  5. Vérifier les garanties et engagements demandés par le financeur.
  6. Comprendre qui supporte le risque d’impayé lorsque le financement est adossé à des créances.
  7. Prévoir une solution de secours si la ligne bancaire est réduite, non renouvelée ou insuffisante pendant une période de forte activité.

Cette analyse permet de choisir un financement qui accompagne réellement le cycle d’exploitation plutôt que de simplement repousser la tension de trésorerie de quelques semaines.

FAQ : crédit court terme et financement de la trésorerie

Voici les réponses aux questions pratiques que se posent les dirigeants et responsables financiers lorsqu’ils doivent financer un décalage de trésorerie ou choisir entre plusieurs solutions de financement à court terme.

Comment savoir si mon besoin de trésorerie est ponctuel ou structurel ?

Un besoin ponctuel disparaît lorsqu’un encaissement clairement identifié intervient : règlement d’un client, fin d’une période saisonnière ou paiement d’une commande. Un besoin structurel réapparaît continuellement, même lorsque les clients règlent normalement. Si le compte bancaire revient systématiquement à son point bas et que la ligne de crédit augmente régulièrement, il faut analyser le BFR, les marges, les stocks et la structure financière plutôt que simplement demander un découvert supplémentaire.

Comment calculer le montant de crédit court terme dont mon entreprise a réellement besoin ?

Le moyen le plus efficace consiste à établir un prévisionnel de trésorerie semaine par semaine et à identifier le point où le solde bancaire sera le plus bas. Le financement nécessaire correspond alors au déficit maximal prévisible, auquel peut être ajoutée une marge de sécurité raisonnable. Cette méthode évite de payer inutilement pour une ligne trop importante ou, à l’inverse, de découvrir au mauvais moment que le financement négocié est insuffisant.

Peut-on utiliser un crédit court terme pour financer une machine ou un véhicule ?

Ce n’est généralement pas la logique la plus adaptée. Un bien utilisé pendant plusieurs années doit plutôt être financé par une ressource de moyen ou long terme, par exemple un prêt amortissable ou un crédit-bail. Utiliser une facilité remboursable rapidement pour financer un actif durable peut créer un décalage dangereux entre la durée du financement et celle de l’investissement.

Peut-on combiner un découvert bancaire et de l’affacturage ?

Oui. Les deux solutions peuvent être complémentaires. Le découvert peut servir de réserve pour les petits décalages quotidiens tandis que l’affacturage finance les créances clients importantes. Il faut cependant coordonner les deux dispositifs avec les partenaires financiers, notamment lorsque des créances ou d’autres actifs servent déjà de garantie à la banque.

Pourquoi choisir la cession Dailly plutôt que l’affacturage ?

La Dailly peut convenir à une entreprise qui souhaite principalement obtenir une avance sur ses créances tout en conservant largement la gestion de son poste clients. L’affacturage offre généralement davantage de services autour du financement, du recouvrement et éventuellement de la garantie contre les impayés. Le bon choix dépend donc du besoin : simple mobilisation bancaire des factures ou solution plus complète de gestion et de financement.

Que se passe-t-il si un client ne paie pas une facture financée en Dailly ?

La mobilisation de la créance ne supprime pas automatiquement le risque d’impayé pour l’entreprise. Lorsque la créance arrive à échéance, le mécanisme prévu avec la banque s’applique et l’entreprise peut rester exposée si son client ne règle pas. C’est pourquoi il est important de vérifier précisément les conditions de recours et, lorsque le risque le justifie, d’étudier une assurance-crédit en complément.

Une entreprise peut-elle financer seulement quelques factures sans céder tout son chiffre d’affaires ?

Oui, certaines solutions permettent un financement sélectif ou ponctuel de factures. Cela peut convenir à une entreprise qui ne rencontre des besoins de trésorerie que quelques fois dans l’année. Il faut toutefois comparer les critères d’éligibilité, le coût par opération et le coût annuel prévisible avec une solution permanente si l’utilisation devient régulière.

L’assurance-crédit permet-elle d’obtenir directement de la trésorerie ?

Non. L’assurance-crédit n’est pas un prêt et ne finance pas une facture au moment de son émission. Elle protège contre certains risques de non-paiement et améliore la qualité du poste clients. Cette sécurisation peut ensuite faciliter l’utilisation des créances comme support d’un financement auprès d’une banque ou d’un factor.

Quel financement court terme choisir pour une entreprise saisonnière ?

Lorsque les dépenses précèdent de plusieurs semaines ou mois une période d’encaissement clairement identifiable, le crédit de campagne peut être adapté. Si l’entreprise génère parallèlement des factures B2B avec des délais de règlement importants, un financement de créances peut également être étudié. L’essentiel est de faire correspondre les remboursements avec le calendrier réel des encaissements saisonniers.

Que faire si la banque réduit brutalement ma ligne de crédit court terme ?

Il est préférable d’anticiper ce risque avant d’être en difficulté. Une entreprise très dépendante d’une seule autorisation bancaire peut étudier en parallèle des solutions adossées à ses créances : affacturage, Dailly, escompte ou financement ponctuel de factures. Il faut également renforcer le suivi du BFR, accélérer les encaissements, réduire les créances anciennes et sécuriser les principaux clients afin d’améliorer la qualité globale du poste clients.

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